Victor Puš-Perchaud - Arbres du ciel

17.04.25 – 26.05.25

La ville se fait jardin, et le jardin se fait peinture. 
L’artiste Victor Puš-Perchaud s’intéresse à la flore urbaine, cette végétation spontanée qui s’enracine dans les interstices de l’espace bétonné. Son exposition Arbres du ciel prend pour point de départ des espèces végétales emblématiques des marges citadines telles que l’ailante (Ailanthus altissima) et l’arbre à papillons (Buddleia davidii). Résilientes, opportunistes, poétiques mais invasives, ces plantes racontent à la fois l’histoire d’un déséquilibre et d’une adaptation.

Comme le révèle l’écrivain Jean-Pierre Ferrini, c’est depuis son atelier parisien, entre le périphérique Nord et les boulevards des maréchaux, que Puš-Perchaud observe ces friches et terrains vagues où la nature, bien que contrainte, reprend ses droits. Il y voit un rendez-vous manqué avec le vivant,  une métaphore de la peinture elle-même : une matière vivante, en constante évolution.

Entre scènes d’intérieur et paysages fragmentés, ses compositions mêlent le sensible et l’organique. Les couleurs terreuses se confrontent aux éclats lumineux d’un ciel reflété, et la nature s’infiltre dans l’espace domestique. Dans ce dialogue entre le dedans et le dehors, la peinture devient un territoire à part entière, un espace d’expérimentation où l’artiste jardine avec la lumière et la matière.

Dans Arbres du ciel, Victor Puš-Perchaud ne se contente pas de peindre le végétal : il en saisit l’essence, l’énergie, l’éphémère, invitant le regardeur à observer autrement ces plantes qui, loin d’être de simples intruses, deviennent des témoins de notre rapport au paysage contemporain.

Victor Puš-Perchaud est un artiste français né en 1998. Il vit et travaille à Paris.

Après une année d’Hypokhâgne, il intègre les Beaux-Arts de Paris en 2017. Il y développe principalement le dessin et la peinture, tout en s’intéressant au manga. Il y étudie dans les ateliers de François Boisrond, Joann Sfar, et Tim Eitel.

Ses œuvres, scènes d’intérieur et d’intimité ou fragments de paysages urbains, portent en elles une ode à l’étonnement, où le temps semble en suspens. « La peinture est pour moi le choix de donner une chance à mon ressenti du monde de s’épanouir et de se fixer dans la matière. Je crois que peindre c’est aussi vouloir prendre soin de quelque chose et mettre en valeur. »

En 2023, Victor Puš-Perchaud obtient, avec les félicitations du jury, son diplôme supérieur d’arts plastiques des Beaux Arts de Paris.

Son travail a été présenté dans des galeries à Paris, Londres et Séoul.